Le Champion Éternel
Tu n’es pas un héros. Pas encore.
Tu es quelque chose de plus ancien, et de plus lourd : le Champion Éternel. Quarante-sept fois déjà, tu as vécu, combattu, et péri. Quarante-sept fois, l’Arbre des Âmes t’a arraché aux limbes et t’a rendu au monde.
Voici la quarante-huitième.
Le réveil
Chaque cycle commence de la même façon. Tu ouvres les yeux au pied de l’Arbre, au cœur des Ruines Senteniennes, sans mémoire de qui tu étais. Une seule présence t’attend : Elara, la dernière gardienne. Elle, elle se souvient. De toutes tes vies. De toutes tes morts.
Et la première chose qu’elle t’apprend, c’est que la Source des Âmes — le cœur sacré de ce monde — saigne.
Rien ne s’oublie
Ici, aucun geste ne disparaît. Chaque vie que tu prends, chaque parole, chaque choix entre la lumière et l’ombre s’inscrit dans le Journal des Liens Sanglants. Et ce journal ne se contente pas de noter : il agit.
Le passé contamine le présent. Tes fautes d’hier remontent du sol pour te barrer la route aujourd’hui. Le monde, littéralement, se souvient de ce que tu as fait — et te le fait payer.
La seule question qui compte
Elara prétend t’avoir vu mourir en héros. Elle prétend aussi t’avoir vu mourir en monstre.
Lequel des deux seras-tu cette fois ? Et lequel as-tu déjà été, dans une vie que tu ne te rappelles plus ?
C’est la question qu’Eternal Champion te pose. Pas « vas-tu vaincre ? » — mais « qui seras-tu devenu, le jour où tu auras vaincu ? »
Le voyage
Ce qui t’attend se déploie en trois actes. Une descente, plus qu’une ascension. Chaque pas te rapprochera d’une vérité que tu as déjà connue — et choisi d’oublier.
Je ne t’en dirai pas plus ici. Certaines choses se vivent, elles ne se lisent pas.
Quarante-sept fois, tu as échoué.
Reste à savoir ce que « réussir » voudra dire, pour toi.
La quarante-huitième commence maintenant.